Les 400 Coups

François Truffaut (1959)

François Truffaut

est né le 6 février 1932, d'une mère aristocrate et d’un père inconnu. Elevé chez sa grand–mère qui lui donna le goût de la lecture, il n'habitera avec sa mère qu'à partir de 1942. Celle-ci a rencontré Roland Truffaut qui a reconnu son enfant. François ne cesse de faire l'école buissonnière, pour aller au cinéma. Il ne fera pas d'études secondaires au lycée. Il nourrit une vraie passion pour le cinéma et anime un ciné-club. C'est ainsi qu'il rencontre le critique André Bazin qui lui permet de commencer une carrière de journaliste dans la revue les Cahiers du Cinéma.

Les Quatre cents coups sort en 1959: c’est le premier long métrage de Truffaut, qui a alors vingt-sept ans. Salué par la critique et le public, récompensé par le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes, Les Quatre cents coups correspond à la naissance d'un mouvement cinématographique qu'on a appelé la Nouvelle Vague. Lancé par ce succès, Truffaut ne cessera de tourner des films, dans des genres très variés:

 

Tirez sur le pianiste (1960) 

Jules et Jim (1962) 

Fahrenheit 451 (1966) 

La Mariée était en noir (1967) 

L'Enfant sauvage (1969) 

La Nuit américaine (1973) 

L'Histoire d'Adèle H (1975) 

L'Argent de poche (1976) 

L'Homme qui aimait les femmes (1977) 

Le Dernier métro (1980)

 

Truffaut décède le 21 octobre 1984.

 

 

La  Nouvelle  Vague

Ce courant artistique bouleverse les codes traditionnels du cinéma. Il s'oppose au cinéma français d’après-guerre. Tourné en décors naturels avec des moyens modestes et de jeunes acteurs, ce cinéma réaliste marque une rupture. Une nouvelle façon de tourner des films apparaît. L'invention du Nagra, magnétophone portable, et celle de la caméra 16mm, légère et silencieuse, permettent aux réalisateurs de filmer en extérieur et d'adopter une nouvelle esthétique, plus proche du réel, moins artificielle que le cinéma de studio.

Ainsi, de jeunes réalisateurs bouleversent le cinéma français avec leurs premiers longs métrages:

Claude Chabrol (Le Beau Serge), François Truffaut (Les Quatre Cents Coups), Alain Resnais (Hiroshima mon Amour), Jean-Luc Godard (A bout de Souffle)...

 

Les 400 Coups

Dans ce premier film, le cinéaste s’inspire de sa propre enfance. Antoine Doinel (interprété par le jeune Jean-Pierre Léaud) est un garçon qui voudrait fuir le cadre étouffant de l’appartement familial et l’autorité abusive de ses instituteurs.

Les Quatre Cents Coups est également le premier volet du cycle Antoine Doinel, qui sera complété par quatre épisodes (Antoine et Colette, 1962 ; Baisers volés, 1968 ; Domicile conjugal, 1970 ; L'Amour en Fuite, 1979).

 

Analyse d’extrait: Antoine mis au piquet

Cet extrait correspond à la toute première séquence du film. Pendant un devoir, une photo de pin-up sortie du casier d’un élève circule de main en main jusqu’à Antoine Doisnel. Celui-ci finit par se faire remarquer par le professeur qui lui demande d’apporter la photo et le met au piquet. Le professeur circule ensuite dans les rangs. Après avoir fait ramasser les copies, il autorise les élèves à sortir. Seul Antoine est privé de récréation.

Le jeu de la caméra: (pistes de réflexion)

- Le premier plan est intéressant: il dure 52 secondes. La camera circule dans les rangs. Truffaut semble vouloir ... .

- Comment les personnages sont-ils filmés? Cadrage, angle de prise vue?

- On comprend que l’intention de Truffaut est de se situer du côté ...

- Enfin, notre attention est progressivement attirée sur Antoine Doinel.

- À partir du deuxième plan, la caméra change d’axe: désormais, elle est placée ...

- Ce changement permet de voir la salle de classe dans son ensemble.

Truffaut rend cet espace particulièrement étroit et étouffant: (expliquer comment...)

- Sur le dernier plan de cette séquence, il apparaît que l’espace accordé à Antoine est délimité par ... :

le réalisateur nous montre que sa liberté de circulation est réduite.

 

Le film est construit sur une opposition entre la première et la seconde partie: à l’intérieur de ces deux parties, on assiste à un jeu de miroir inversé entre des lieux clos (filmés en plans fixes, caméra immobile) et des lieux ouverts (caméra en mouvement, accompagnant la course des enfants…). On note ainsi une opposition forte des espaces clos et des espaces ouverts, tout au long du film:

- à Paris : la salle de classe s’oppose à la rue;

- à la campagne : l’intérieur du centre de redressement s’oppose à la nature et à la plage.

 

Le jeu d'opposition entre la première  et la dernière scène:

Antoine est au milieu d'autres enfants au début du film / il est seul dans la dernière scène; la première scène a lieu dans un espace étroit / la scène finale est tournée en plein air; Antoine est d'abord filmé de dos / la dernière image du film le montre de face; il s'amuse et paraît puéril au début du film / son regard final est grave, mature.

 

Deux très longs travellings sont entrecoupés d’un panoramique droite /gauche. La scène est uniquement rythmée par les bruits de pas d’Antoine qui court. La technique cinématographique utilisée ici est très représentative du style de la Nouvelle Vague: (s’appuyer sur le cours pour expliquer pourquoi)...

 

Cette fin est, pour l’époque, très originale. Truffaut ne cherche pas à résoudre les difficultés d’Antoine ni à répondre aux interrogations du spectateur.  Cette fin n’est ni heureuse, ni malheureuse. Elle ressemble à la vraie vie, qui est pleine d’incertitudes...

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