Ravage

René Barjavel (1942)

René Barjavel (1911 – 1985) est un écrivain français surtout connu pour ses oeuvres d’anticipation montrant un monde où la science échappe au contrôle des hommes.
Après des débuts comme journaliste,
il fait paraître son premier roman en 1934.
En 1968, il publie La Nuit des Temps.
Il est considéré comme l’un des précurseurs
de la science-fiction française.
Son roman Ravage débute en 2052 et décrit une société où la science a grandement facilité la vie quotidienne. L’agriculture, notamment, a totalement changé de visage.

 

Pour aller plus loin... Voici une interview captivante de Jean-David Morvan, un dessinateur qui a adapté Ravage en BD: ici

Ci-dessous, l'extrait à lire pour la rentrée. Il est suivi de deux questions, auxquelles vous répondrez à l'écrit dans votre cahier...  

  « L’humanité ne cultivait presque plus rien en terre. Légumes, céréales, fleurs, tout cela poussait à l’usine, dans des bacs.
Les végétaux trouvaient là, dans de l’eau additionnée des produits chimiques nécessaires, une nourriture bien plus riche et plus facile à assimiler que celle dispensée chichement pas la marâtre Nature. Des ondes et des lumières de couleurs et d’intensités calculées, des atmosphères conditionnées accéléraient la croissance des plantes et permettaient d’obtenir, à l’abri des intempéries saisonnières, des récoltes continues, du premier janvier au trente et un décembre.
  L’élevage, cette horreur, avait également disparu. Élever, chérir les bêtes pour les livrer ensuite au couteau du boucher, c’étaient bien là des mœurs dignes des barbares du XXème siècle. Le “bétail” n’existait plus. La viande était “cultivée” sous la direction de chimistes spécialistes et selon les méthodes, mises au point et industrialisées, du génial précurseur Carrel, dont l’immortel cœur de poulet vivait encore au Musée de la Société protectrice des animaux.
    Le produit de cette fabrication était une viande parfaite, tendre sans tendons, ni peaux ni graisse, et d’une grande variété de goûts. Non seulement l’industrie offrait aux consommateurs des viandes au goût de bœuf, de veau, de chevreuil, de faisan, de pigeon, de chardonneret, d’antilope, de girafe, de pied d’éléphant, d’ours, de chamois, de lapin, d’oie, de poulet, de lion et de milles autres variétés, servies en tranches épaisses et saignantes à souhait, mais encore des firmes spécialisées, à l’avant garde de la gastronomie, produisaient des viandes extraordinaires qui, cuites à l’eau ou grillées, sans autre addition qu’une pincée de sel, rappelaient par leur saveur et leur fumet les préparations les plus fameuses de la cuisine traditionnelle, depuis
le simple bœuf miroton jusqu’au civet de lièvre à la royale.
Ravage, René Barjavel (1942)

 Étude du texte:

 

1. Quelles figures de style soulignent les prouesses de la technologie?

2. Quels dangers le caractère artificiel de cette production peut-il comporter?

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