Pallas et Arachnée

Le mythe raconté par Ovide


Arachné, une femme de condition modeste, excelle dans l'art de tisser la laine.

Souvent, les nymphes elles-mêmes venaient contempler ses ouvrages admirables. C'était un vrai plaisir non seulement de voir ses étoffes terminées mais encore de les lui voir faire, tant il y avait d'habileté dans son travail. C'était à croire qu'elle avait reçu les leçons de Pallas. Mais Arachné le niait et se vexait qu'on puisse la prendre pour une élève, même d'une maîtresse si célèbre. « Qu'elle lutte avec moi, disait-elle, et si je suis vaincue, je me soumettrai à tout. »
Pallas prit alors l'apparence d'une vieille femme ; elle recouvrit sa tête de faux cheveux blancs et appuya sur un baton ses membres affaiblis. Ainsi déguisée, elle se rendit chez Arachné et s'adressa à elle en ces termes :
« Les années amènent la sagesse et l'expérience. Écoute le conseil que j'ai à te donner. Sois entre toutes les mortelles la plus habile à façonner la laine ; mais ne prétends pas égaler une déesse, imprudente ! Implore le pardon de Pallas pour tes paroles. Si tu la supplies, elle te pardonnera.
- Tu n’as plus ta raison et ta longue vieillesse t’accable, lui répondit Arachné avec colère. Garde tes discours pour ta fille ou ta belle-fille. Je suis assez sage pour me conseiller moi-même et ma résolution n'a pas changé. Pourquoi Pallas ne vient-elle pas elle-même ? Pourquoi se dérobe-t-elle à la lutte ?
- Elle est venue », répondit alors Pallas en quittant son apparence de vieille femme. Arachné rougit un instant, mais elle n'éprouva aucune peur.
Aussitôt, la déesse et la jeune femme installent leurs métiers à tisser et se mettent au travail. Pallas représente les dieux de l'Olympe dans toute leur majesté. Arachné, au contraire, montre les métamorphoses utilisées par les dieux pour abuser des femmes.
Pallas ne peut trouver aucun défaut dans l'ouvrage de sa rivale. Irritée d'un tel succès, elle déchire l'étoffe colorée qui reproduit les fautes des dieux. Ayant encore sa navette à la main, elle en frappe trois ou quatre fois le front d'Arachné. La malheureuse ne peut supporter cette offense et, poussée par la honte, elle se noue un lacet autour de la gorge. En la voyant pendue, Pallas prend pitié d'elle : « Vis, lui dit-elle, mais reste suspendue, misérable, toi ainsi que tous tes descendants ! » ; puis elle répand sur elle un poison. Aussitôt, les cheveux d'Arachné tombent ainsi que son nez et ses oreilles ; sa tête se rapetisse ; tout son corps se réduit ; de maigres doigts s'y attachent, pour lui servir de jambes ; tout le reste n'est plus qu'un ventre. Mais elle en tire encore du fil. Devenue araignée, elle s'applique, comme autrefois, à bien tisser ses toiles.


Ovide, Métamorphoses, livre VI, traduit et adapté par Stanislaw Eon du Val.

Le texte

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